La Baladeuse
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🚶🏻‍♀️J’aime tant marcher ! 🚶🏻‍♀️

Anatomie et Mouvement

Le 9 mai 2024

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J’ai commencé assez jeune, vers 7 ans, avec ma grand-mère paternelle qui aimait beaucoup la forêt et la montagne. 🌲

Des souvenirs ambigus me reviennent sur les marches à cet âge, qui me paraissaient souvent longues et éprouvantes. 😮‍💨 Mais à la fois, les odeurs de la montagne et l’émerveillement devant l’immensité trouvent leur origine en moi à cette époque.

À l’adolescence, préférant les sensations plus fortes, c’est la glisse que j’ai privilégiée : la voile, le ski… ⛵ Mais mes parents ont continué à m’emmener voyager par le biais de la marche. J’ai alors eu l’immense chance de découvrir les falaises de Bandiagara au Mali, les rizières et les volcans à Bali ou encore le Delta du Saloum au Sénégal, au rythme de mes jambes.🗺

J’ai appris la patience et l’immense plaisir d’un tourisme lent !

À mes 20 ans, j’ai fait le GR20 avec un groupe d’amis. Nous avions fait le choix de le faire du sud vers le nord. Malheureusement, j’ai arrêté 3 étapes avant la fin, après 12 jours de marche. Le vertige et les difficultés à m’alimenter ont eu raison de ma volonté, mais je garde toujours en tête de terminer ce nord un jour. 💪🏻

C’est lors de cette expérience que j’ai commencé à m’intéresser à l’aspect technique de la marche. 🦿

Durant les 10 années qui ont suivi, j’ai poursuivi des expériences de marche en France et à l’étranger. Pour autant, je ne suis jamais revenue sur cet aspect plus technique, qui demande une préparation logistique et mentale, dans le but de réaliser de longues distances et de franchir de hauts sommets. ⛰️

Finalement, en 2017, lors d’un voyage en Argentine, je me remets à marcher vraiment. J’ai ce souvenir incroyable de l’ascension du Fitz Roy qui me fait dire : « la marche c’est mon truc ! ».😍 Ce plaisir de l’effort long qui m’enivre. C’est à cette même époque que je cours mes premiers semi-marathons, où je ressens, comme dans la marche, ce plaisir qui vient dans de le temps. 🏃🏻‍♀️ Ce plaisir du dénuement, où tout devient simple : mettre un pas devant l’autre et la tête qui se vide un peu plus à chaque kilomètre. ⏳

En 2019, je prends une année sabbatique autour du monde et j’oriente en grande partie ce voyage autour de la marche ! 🌍

📌Je commence avec le volcan Barù au Panama et son sommet à 3474m.

📌Je continue au Pérou, en Bolivie et au Chili avec des marches plus longues et à des altitudes plus importantes.

📌Je reviens finalement en Patagonie où une partie de mon cœur est restée sur la Carretera Austral et au sommet du Torres del Paine.

📌Arrivant en Nouvelle-Zélande, je sillonne les chemins mythiques du Milford Track, du Tongariro et admire au nord comme au sud le soin incroyable que les Néo-zélandais ont de leurs sentiers pédestres.

📌Au Japon, je découvre le terme « Shirin-Yoku ». Cela signifie « bain de forêt », ou encore, selon ce qu’une vielle femme m’a expliqué là-bas, « l’art de marcher en forêt en écoutant les rivières ». Une forme de méditation active où on marche dans la nature en ouvrant tous ses sens.

📌Arrivant au Népal, je passe aux choses sérieuses en abordant 14 jours de marche dans la vallée du Langtang. Là, je monte au plus haut de ce que je n’ai jamais fait alors et depuis ; premier sommet à 4400m à l’apogée du Kyanjin Ri Lower Peak. Puis, le lendemain à 4770m, au sommet du Upper Peak du Kyanjin Ri. Deux ascensions totalement différentes. L’une où je trottine en pleine forme et l’autre ou chaque pas est un calvaire. C’est ça aussi la montagne, la marche, l’effort long. L’expérience d’une humilité immense qui s’impose à toi.

📌Après quelques jours de repos, je repars pour 12 jours, jusqu’au camp de base de l’Annapurna, ainsi que quelques jours de marche disparates autour de Pokhara. Là, je respire le bonheur des altitudes, de la simplicité d’avoir juste un sac, des chaussures et le chemin devant soi. Manger, dormir, marcher et partager avec les populations locales. Un plaisir sans pareil, un état de bien-être rarement égalé. ☀️

Depuis le retour de ce voyage, c’est en France que je marche : sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans les Gorges du Verdon, sur le sentier des douaniers… et la semaine dernière, lors d’un stage encadré par Agathe Philbé et Marie Dias Alves, en Haute-Savoie autour de Chamonix. 🏔

Je n’aurai pas assez d’une vie pour découvrir tous les chemins qui s’offrent à moi. Pour autant, le but selon moi, n’est certainement pas de cumuler les kilomètres, les sommets et de consommer la marche en tentant d’en faire le plus possible.

Bien au contraire, la marche m’apporte depuis toujours un calme, une simplicité, une douceur que je souhaite entretenir et développer tout au long de ma vie. 🍃

✨Une marche a un début, mais peut ne jamais avoir de fin, si on adapte son rythme… ✨

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